Skip to main content
Comment des citadins peuvent-ils tolérer, voire valoriser, la présence de revendeurs de drogue dans leur rue ? Sur la base d’une enquête ethnographique au- près de résident-e-s, de commerçant-e-s et de "dealers" dans deux rues de Genève... more
Comment des citadins peuvent-ils tolérer, voire valoriser, la présence de revendeurs de drogue dans leur rue ? Sur la base d’une enquête ethnographique au- près de résident-e-s, de commerçant-e-s et de "dealers" dans deux rues de Genève (Suisse), cet article se propose d’étudier les dynamiques permettant la coexistence entre ces catégories d’acteurs. Nous plaçons au cœur de notre analyse un processus de familiarisation. À travers celui-ci, un individu apprend progressivement, par la fréquentation répétée d’un environnement et des individus qui l’habitent, à en identifier la normalité, c’est-à-dire les conditions dans lesquelles cet environnement ne présente pas de menace immédiate. Ce processus repose sur le maintien des "apparences normales" (Goffman, 1973), et sur des normes morales que les "dealers" tentent de respecter. Nous soulignons la dimension spatiale de ce processus, à partir du cas de l’école primaire jouxtant un espace public fréquenté par les dealers. Enfin, nous montrons que la coexistence est en partie autorégulée, mais repose aussi sur la répression ainsi que sur une médiation organisée par des acteurs associatifs qui permettent un dialogue entre les représentant-e-s de l’école, les résident-e-s, la police et les dealers.
Research Interests:
Download (.pdf)
Les communes suisses organisent un rituel pour célébrer l’accession à la majorité civile et civique de leurs résident·e·s qui atteignent l’âge de dix-huit ans. Dans les six communes que nous avons étudiées, les autorités invitent les... more
Les communes suisses organisent un rituel pour célébrer l’accession à la majorité civile et civique de leurs résident·e·s qui atteignent l’âge de dix-huit ans. Dans les six communes que nous avons étudiées, les autorités invitent les jeunes à participer à une séance du conseil communal, les convient à un repas ou un apéritif, ou leur organisent une soirée de témoignages, de spectacle ou encore de jeux en plein air. Ces événements font place à des discours dans lesquels des représentant·e·s des autorités enjoignent les jeunes à être de « bonnes » et « bons » citoyens. Si l’appel au vote est toujours le leitmotiv, les discours se centrent aussi sur des définitions plus larges de la citoyenneté, insistant tantôt sur l’engagement associatif et local, tantôt sur la nécessité d’agir pour l’écologie ou contre les inégalités. Le croisement de ces analyses avec celles des entretiens menés avec de jeunes participant·e·s fait émerger des tensions. En effet, les autorités s’adressent à des jeunes qu’elles ne considèrent pas tout à fait comme des adultes (et qui ne se considèrent pas non plus comme tel·le·s), qui sont pour certain·e·s déjà engagé·e·s dans ces formes de citoyenneté vernaculaire, et qui s’apprêtent à quitter leur commune pour étudier ou voyager. Ces promotions citoyennes permettent ainsi de mettre en scène l’intérêt des élu·e·s pour les jeunes, considéré·e·s comme des citoyen·ne·s en apprentissage dont dépend le renouvellement de la démocratie.

Mots clés : jeunesse, citoyenneté, rituels, majorité, communes

Citizens but not adults? Injunction to be responsible and citizens in official coming of age rituals in Switzerland

Swiss municipalities organize ceremonies for their residents reaching the official age of full citizenship. In the six studied municipalities, local authorities invite them to a municipal council’s meeting, offer them a dinner or an aperitif, or organize them a show and a debate with role models. Speeches are central to these ceremonies, and authority representatives encourage their audience to be “good” citizens. Call to vote is the leitmotiv, but discourses reveal broader definitions of citizenship, insisting sometimes on a local commitment and volunteering, and sometimes on the necessity to fight climate change and inequalities. Comparing officials’ speeches to statements of young people participating in these events reveals “tensions”. Indeed, authority representatives address young citizens without considering them as fully adult, and they do not consider themselves as such neither. However, some of them are already involved in forms of vernacular citizenship, and are progressively leaving the municipality to study, work or travel. Ultimately, these ceremonies allow officials to stage their interest in the youth, which they consider as both uncompleted and essential to the renewal of democracy.

Key words: youth, citizenship, rituals, majority, municipality
Research Interests:
Download (.pdf)
Chaque année, les communes suisses invitent leurs jeunes résident-e-s qui atteignent l'âge de la majorité à un événement qui marque leur accession à de nouveaux droits et obligations. En nous basant sur une enquête ethnographique de... more
Chaque année, les communes suisses invitent leurs jeunes résident-e-s qui atteignent l'âge de la majorité à un événement qui marque leur accession à de nouveaux droits et obligations. En nous basant sur une enquête ethnographique de quatre ans, nous analysons l'évolution de ce rite de passage dans la ville de Genève, depuis sa première réalisation en 1924. À partir d'archives historiques, d'observations directes des cérémonies ainsi que d'une séance de préparation de l'édition 2012, nous montrons comment les élu-e-s et l'équipe organisatrice, préoccupés par le supposé manque d'intérêt des jeunes pour la politique, négocient adaptations et innovations. Ce rite a joué et joue encore un rôle clé dans les redéfinitions des contours de la citoyenneté, notamment pour inclure d'abord les femmes, puis les résident-e-s de nationalité étrangère.
Research Interests:
Download (.pdf)
Résumé L’hétérogénéité de la population des centres urbains européens est souvent présentée comme une cohabitation de divers groupes (ethniques, nationaux, sociaux). L’article questionne cette perspective en se demandant comment — dans... more
Résumé

L’hétérogénéité de la population des centres urbains européens est souvent présentée comme une cohabitation de divers groupes (ethniques, nationaux, sociaux). L’article questionne cette perspective en se demandant comment — dans des immeubles dont la population reflète la mobilité internationale, les inégalités socioéconomiques mais aussi la diversification des modes de vie — les individus eux-mêmes perçoivent cette hétérogénéité. À travers des entretiens avec des résidents de quatre immeubles de Genève, j’analyse la manière dont ils décrivent leurs voisins. Plutôt que de les classer en groupes et de se référer à « nous » et à « eux », les interviewés combinent des catégories qui varient selon le voisin dont il est question. Toutefois, même pour les anciens résidents, certains voisins restent des inconnus dont ils ignorent jusqu’à l’existence. J’interprète ceci comme une conséquence de la grande hétérogénéité de la population étudiée, mais aussi de la moindre visibilité des voisins et de leurs activités, ainsi que de l’absence, à l’échelle des immeubles du moins, de réseaux de voisinage stables et soudés. Ainsi, loin d’être toujours des espaces d’interconnaissance, les immeubles s’apparentent à une juxtaposition d’espaces privés (les appartements) et quasi publics (les parties communes), où la coexistence passe par des formes de retenue et d’indifférence à l’égard des autres et de leurs différences.

Abstract

Diversity on the Doorstep. Everyday Categorization of Neighbours

European city centres are characterized by their heterogeneous populations. In Geneva, people from diverse origins and social positions dwell in the same buildings. This offers the opportunity to analyze how this heterogeneity appears to urbanites’ eyes, when they speak about each other. Through interviews with dwellers of four residential buildings, I show that rather than classifying their neighbours into groups and referring to “us” and “them”, interviewees combine categories which vary depending on the person to be described. Moreover, some neighbours remain unknown even to long-time residents. I interpret these findings as a consequence of the heterogeneity of the studied population, but also of the lack of visibility of each other’s behaviour, as well as of the absence—at the residential building’s level—of stable and cohesive groups. Consequently, residential buildings can belong to the public realm. Parts of them remain unknown territory populated by strangers, with whom coexistence is facilitated by self-restraint and indifference.

Key words: urban, , , , ,
Research Interests:
Download (.pdf)
Our paper examines speeches given at citizenship ceremonies in Geneva (Switzerland) in order to understand what makes a foreigner a new member of a national and especially of a cantonal entity. Focusing on speeches by three ministers over... more
Our paper examines speeches given at citizenship ceremonies in Geneva (Switzerland) in order to understand what makes a foreigner a new member of a national and especially of a cantonal entity. Focusing on speeches by three ministers over an interval of 4 years, we analyze their conceptions of the state, the nation, and of nationality, and the kind of change – if any – this rite of passage acknowledges. We observed that the variations that appeared, ranging from an assimilationist view to a conception of citizenship mainly encompassing rights and duties, reached beyond the political positions of the magistrates who wrote and read the speeches. We aim to show that official discourse covers a broad range of conceptions of the state and of citizenship, independently of the political position of the state representative making the speech.
Download (.pdf)
***This is the 4th chapter of my PhD dissertation. It has been published in an edited book. Please consider this version as a pre-print and refer to the published version.*** In Chapter 2, Maxime Felder investigates the complex... more
***This is the 4th chapter of my PhD dissertation. It has been published in an edited book. Please consider this version as a pre-print and refer to the published version.***

In Chapter 2, Maxime Felder investigates the complex relation between interest and indifference and separation and exposure between neighbours in four socially and ethnically heterogeneous buildings in the Swiss city of Geneva. He looks at the conditions under which urbanites learn about their neighbours and the factors that contribute to maintaining their strangeness (meant as unusual and unfamiliar characteristics). Felder draws an important distinction between not knowing someone personally but being familiar and not knowing of someone’s existence. From his empirical analysis, it seems that good neighbours do not need to be ‘like us’ as long as they are friendly and do not threaten our interests and privacy. Still, the combination of physical proximity and lack of acquaintance makes neighbours into strangers. Urbanites deal with their life among strangers and the incomplete knowledge they have of their neighbours with a back- and-forth movement between normalising and fantasising. In this way, urban residents balance their need for normality with their attraction to strangeness and diversity.
Download (.pdf)
The chapter authored by Maxime Felder and Loïc Pignolo proposes a comparative analysis of shopping streets in three different French-speaking cities: Geneva, Paris and Brussels. The research draws on a strong line of research in urban... more
The chapter authored by Maxime Felder and Loïc Pignolo proposes a comparative analysis of shopping streets in three different French-speaking cities: Geneva, Paris and Brussels. The research draws on a strong line of research in urban sociology and urban studies on consumption in the city, including a comparative perspective. Sharon Zukin, for instance, has been working on this issue for several years (Zukin et al , 2009; Zukin, 2012; Zukin, Kasinitz & Chen, 2015)  In this text, the shops are viewed as “key elements of the objectification of a place identity”, where it can be negotiated and manufactured.  Through observation, formal encounters and interviews with shop owners, shopkeepers and shop users, the authors build a story of each street, mobilising buildings, everyday practices, representations and the context and history of surrounding neighbourhoods. In each street, we get to know some businesses and some local actors
In all the portrayed cases, the authors argue, shops are fundamental elements of the narratives about local identity, constituting physical markers of its different aspects.  Felder and Pignolo share with the reader three ways in which shops may be interpreted as the “bricks-and-mortar of place identity”: as material components of the streetscape, designed by the owners whose decisions can affect the street’s look and feel; as symbolic means used to objectify place identity, and  finally by allowing or restricting interpretations, through their mere presence.
Some shops might not cohere with a certain attempt to make sense of a place, and thus force the person or group to adjust the narrative and corresponding practices. The authors conclude by asserting that shops help narratives on place identity to retain coherence and stability, suggesting, however, that not all shops have the same urban influential capacities.
Download (.pdf)
Felder_M._and_Pignolo_L._2018_Shops_as_t.pdf
Felder_Pignolo_pre-print_draft.pdf
In the second half of the nineties, due to growing heterogeneity and fragmentation of the social and urban structure, and the arrival of new lifestyles (of nationals as well as of migrants), Swiss cities started taking charge of the... more
In the second half of the nineties, due to growing heterogeneity and fragmentation of the social and urban structure, and the arrival of new lifestyles (of nationals as well as of migrants), Swiss cities started taking charge of the challenges of migrant integration. In order to overcome an ageing foreigners law and diverse understanding of concepts and procedures, the city of Bern decided to elaborate a concept of guidelines and recommendations regarding integration of migrant populations. A large consultation resulted in a widely publicised document compiling recommendations addressing everyone, and particularly institutional actors. The document was meant to inform the population about the position and aims of the city council regarding integration. This way of discussing, negotiating and writing down guidelines supports participation and acceptance through involvement of stakeholders and acknowledges the limits of traditional welfare governance operating by enforceable rules in a field like integration.
Research Interests:
Ce chapitre décrit une enquête qualitative réalisée par Laurence Ossipow et Maxime Felder dans un service d'Etat chargé d'étudier les dossiers des étrangers souhaitant obtenir la nationalité suisse par naturalisation. Dans leur article,... more
Ce chapitre décrit une enquête qualitative réalisée par Laurence Ossipow et Maxime Felder dans un service d'Etat chargé d'étudier les dossiers des étrangers souhaitant obtenir la nationalité suisse par naturalisation. Dans leur article, les auteurs soulignent que cette enquête a été réalisée dans un climat politique particulièrement tendu. En effet, la question de la naturalisation des étrangers est propice aux réactions xénophobes car elle vient directement interroger les contours de la nation et de l'identité suisses. Dans ce contexte, en se concentrant sur la partie de la recherche où ont été observés et interviewés les "enquêteurs" chargés d'étudier et de statuer sur les dossiers de demandes de naturalisation (en fonction de critères objectifs, mais aussi moraux, c'est-à-dire considérés comme "positifs" ou "négatifs" pour le pays d'accueil), Ossipow et Felder interrogent la posture scientifique et éthique que les chercheurs ont dû adopter pour restituer, à des fins éthiques et heuristiques, les résultats intermédiaires de leurs observations aux "enquêteurs" enquêtés. Dans la pratique, en mobilisant leurs « carnets de terrain », Ossipow et Felder analysent comment ils ont procédé pour que les « enquêteurs » du service de naturalisation (plutôt sur la défensive vis-à-vis des critiques extérieures car souvent ridiculisés par une partie des médias assimilant ces fonctionnaires à des agents tatillons ayant des pratiques arbitraires), comprennent que le travail scientifique comporte souvent une part de conflictualité nécessaire à l’analyse de phénomènes complexes. La contribution d’Ossipow et Felder permet ainsi de souligner qu’un travail de recherche portant sur des sujets sensibles comme celui de l’immigration amène inévitablement à questionner l’utilisation de pratiques (tests ou examens de naturalisation) ou de concepts (intégration, assimilation, communautarisme…) ayant un sens politique. Dans ce cadre, le texte d’Ossipow et Felder montre que, notamment lorsqu’ils étudient des « questions chaudes », les chercheurs doivent penser et organiser la restitution de leur travail critique en faisant en sorte que celui-ci ne soit pas considéré par les enquêtés comme une opération de délégitimation et de stigmatisation individuelle et/ou collective qui les rendraient imperméables à un travail d’auto-analyse sur l’ambivalence de leurs propres pratiques.
Research Interests:
Download (.pdf)
Depuis le début du vingtième siècle, l’hétérogénéité, la diversité ou la mixité et leurs conséquences en termes de vivre-ensemble sont au centre de l’attention des sociologues prenant la ville pour objet ou pour terrain. Cette enquête,... more
Depuis le début du vingtième siècle, l’hétérogénéité, la diversité ou la mixité et leurs conséquences en termes de vivre-ensemble sont au centre de l’attention des sociologues prenant la ville pour objet ou pour terrain. Cette enquête, menée par des étudiants et étudiantes du Master de sociologie de l’Université de Genève durant l’année universitaire 2013-2014, s’inscrit dans cette lignée et porte sur les dynamiques sociales observées dans six rues de
Genève, dans les quartiers de la Jonction, des Eaux-Vives et des Pâquis. Le cas de Genève représente en effet un défi pour les analyses classiques de la ville. Les multiples vagues de migrations, mais aussi la présence des organisations et entreprises internationales, et la faible ségrégation, contribuent à produire des rues que les groupes de populations les plus divers doivent
partager. Comment vivent donc ces citadins et citadines dans des contextes urbains se caractérisant par une forte mixité et une grande mobilité ? Le quartier et la rue ont-ils aujourd’hui perdu de leur importance à leurs yeux, au profit de multiples autres échelles plus larges? La mobilité et les hybridations tendent-elles à diminuer la possibilité d’identifier les quartiers et les rues, et leurs particularités? Les six portraits de rue constituant cet ouvrage proposent de s’intéresser à ces questions, en interrogeant la notion d’habiter et en montrant différentes logiques qui permettent à des personnes aux profils variés de cohabiter.
Research Interests:
Download (.pdf)
Someone To Talk To, explores this contradiction: existing theories and common sense suggest that people confide in their intimates, yet he found empirical evidence that Americans often turn to people who are not close to them when they... more
Someone To Talk To, explores this contradiction: existing theories and common sense suggest that people confide in their intimates, yet he found empirical evidence that Americans often turn to people who are not close to them when they need someone to talk to. The question is: why? Someone To Talk To can be considered the third opus in a trilogy in which Small explores how individuals make ties and mobilize them for support. The first opus, Villa Victoria: The Transformation of Social Capital in a Boston Barrio (2004) analyses the workings of social capital in a poor neighbourhood of Boston. The second, Unanticipated Gains: Origins of Network Inequality in Everyday Life (2009), focuses on the role of childcare centres in moth-ers' access to social capital and on the 'organisational embeddedness' of social networks. What the three studies have in common is their focus on context over structure. Small's perspective is practice-based. His interest lies in the concrete everyday situations in which ties are formed and mobilized. A mixed methods specialist, Small relies on qualitative and quantitative data to overcome a methodological challenge. To tackle the difference between belief and reality, social scientists often resort to observation. However, an ethnographer cannot observe a private conversation between two people. He and his team thus conducted in-depth interviews with 38 first-year graduate students. Because they are experiencing a new and challenging environment , first-year graduate students are expected to form new ties and to need confidants. Respondents answered the GSS question, but also had to remember what they had discussed and with whom, the last time they had confided in someone. The process was repeated six months, one year and two years later, providing insights into the evolution of students' 'core discussion network' as well as into the difference between their network – their 'named con-fidants' – and the people they actually talked to. In order to go beyond the case of the graduate students, Small draws on two ad hoc surveys, one on 2,211 college students and the other on a sample representative of the US population, as well as on the GSS survey.
Research Interests:
Download (.pdf)
What happens when you live in a place where one cannot distinguish a local from somebody who is not? Swiss social anthropologist Susanne Wessendorf sets out to tackle this question in her book Commonplace Diversity. Working in the UK with... more
What happens when you live in a place where one cannot distinguish a local
from somebody who is not? Swiss social anthropologist Susanne Wessendorf sets out to tackle this question in her book Commonplace Diversity. Working in the UK with Steven Vertovec (who coined the much-used term ‘super-diversity’ in a 2007 article), she engages in a particular stream of research focusing on the ‘diversification of diversity’, resulting from new patterns of migration. This book concentrates on the consequences of such diversification with regard to everyday interactions at neighbourhood level. In contrast with the ‘old diversity’, a super-diverse context makes it hard to categorize strangers. The clear-cut ‘majority–minority’ situation has been replaced by a multitude of minorities, with all groups being more heterogeneous than ever before, having multiple origins and different legal statuses, representing different generations and being differently transnationally connected.
Research Interests:
Research Interests:
Research Interests:
Download (.pdf)
Download (.pdf)
Dossier "Retours aux rituels" (éd. E. Gobin, M. Vanhoenacker, Th. Wendling, N. Adell). Sommaire + Résumés / Présentation : Rassemblant des études de cas détaillées issues de l'ethnologie et, dans une moindre mesure, de l'histoire et de la... more
Dossier "Retours aux rituels" (éd. E. Gobin, M. Vanhoenacker, Th. Wendling, N. Adell). Sommaire + Résumés / Présentation : Rassemblant des études de cas détaillées issues de l'ethnologie et, dans une moindre mesure, de l'histoire et de la sociologie, ce numéro vise à explorer les ressorts réflexifs de l'innovation rituelle entendue dans un sens large, qui inclut les variations continues se jouant d'une performance à une autre, les ajustements ad hoc de scénarios rituels autant que des processus plus radicaux de (re)création et d'invention rituelles. Centrées sur l'étude de contextes religieux et/ou laïques, les contributions réunies éclairent le rôle actif que les acteurs ou agents du rite (experts ou participants aux statuts divers) jouent en matière d'innovation et de transmission rituelle. Elles concourent ainsi, d'une part, à décloisonner le rite de dimensions d'analyses qui continuent encore de le « figer ». Elles documentent, d'autre part, certaines modalités de (re)production et de structuration de l'activité rituelle dans ce qu'elles ont de foncièrement négocié et distribué. / Special Issue "Back to rituals" = Table of contents + Abstracts + Presentation : Focusing on the forms of critical reflexivity that underpin ritual activity, this issue aims at re-exploring the role that agents (specialists or ritual participants of varying status) play in ritual transmission and innovation. By so doing, the goal is twofold : the issue intents opening up some analytical dimensions that sometimes reify the study of ritual ; it also aims at grasping better some neglected structuring modalities of ritual experience, fundamentally negotiated and distributed. The introduction of the issue clarifies the basements and the heuristic potentialities of such perspective by drawing on several studies on ritual that allow situate the questionings framing this collective exploration and some avenues onto it opens.
Research Interests:
Download (.pdf)
Download (.pdf)
Research Interests:
Download (.pdf)
Download (.pdf)
Can drug dealers and locals coexist peacefully? A study by Geneva University has analysed the phenomenon in parts of the city centre. The research was published as a drug-dealing controversy rages in neighbouring Lausanne.
Download (.pdf)
Research Interests:
Download (.pdf)
Les jeunes s’intéressent aux débats publics. Mais ils ont de la peine à s’identifier à un parti, ce qui les rend plus propices à l’abstentionnisme. «La politique, ça ne nous intéresse pas.» C’est par cet avertissement que beaucoup de... more
Les jeunes s’intéressent aux débats publics. Mais ils ont de la peine à s’identifier à un parti, ce qui les rend plus propices à l’abstentionnisme. «La politique, ça ne nous intéresse pas.» C’est par cet avertissement que beaucoup de nouveaux citoyens de 18 ans ont commencé à répondre aux questions de Maxime Felder. Ce sociologue à la Haute école de travail social de Genève – HeTs-Ge a conduit 80 entretiens avec des jeunes adultes de suisse romande, dans le cadre d’un projet de recherche sur la fabrication de la citoyenneté juvé- nile. Pas concernés, les jeunes? «Cinq minutes plus tard, ils nous expliquaient tous les débats sur la piétonisation de la grand-rue dans leur commune, ou la présidentielle en France, ou l’initiative sur les 6 semaines de vacances...»
L’idée d’un supposé désintérêt des jeunes pour la chose publique est ancienne, rappelle Maxime Felder. En réalité, «les jeunes ne se comportent pas de façon très différente des adultes». A une exception près: le vote. C’est là que le moi entre en ligne de compte. «Beaucoup d’adultes finissent par un compromis: faire confiance à tel parti. Ces jeunes, à qui on demande d’être autonomes, vivent plusieurs transitions en même temps. ils ont une conscience aiguë, à ce moment de leur vie, qu’ils se définissent en tant qu’individus par leurs choix. Comment un parti ou un politicien va-t-il les représenter, s’ils sont uniques? Devoir dire oui ou non, et l’idée d’adhérer à une idéologie, pose problème.» Le fait qu’ils soient si bien informés, précisément, peut accentuer encore leur difficulté à trancher. «Cela peut favoriser l’abstentionnisme, conclut Maxime Felder, mais c’est faire fausse route que d’associer cela au désintérêt.»
Research Interests:
Download (.pdf)
Les régimes urbains qui favorisent (ou non) l’innovation sociale Un projet financé par l’Union européenne et impliquant l’université de Genève met sous la loupe la politique sociale de vingt villes européennes, entre 2010 et fin 2013.... more
Les régimes urbains qui favorisent (ou non) l’innovation sociale
Un projet financé par l’Union européenne et impliquant l’université de Genève  met sous la loupe la politique sociale de vingt villes européennes, entre 2010 et fin 2013. Il semble que les meilleurs modèles renforcent en outre  l’attractivité des centres urbains.
Au cours des dernières années, dans un contexte de crise économique plus ou moins prononcé, les villes européennes ont connu une évolution souvent contrastée, avec la montée d’inégalités et de formes d’exclusion. Soucieuse d’en savoir davantage, l’Union européenne a financé le projet Wilco* (comme Welfare innovations at the local level in favour of cohesion), qui s’est focalisé sur les innovations sociales, leur développement et leur évolution. La cible était constituée de vingt cités européennes -  soit deux pour les dix pays participants,  à savoir la  Croatie, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Espagne, Suède, Suisse et le Royaume-Uni.
Le projet a tout d'abord analysé les problèmes sociaux dans ces métropoles en mettant l'accent sur les jeunes, les migrants et les familles monoparentales. Ensuite, le projet a utilisé des interviews pour examiner 77 innovations visant à traiter ces questions, et analyser les orientations politiques prépondérantes des acteurs clés dans ces domaines. En Suisse, Genève et Berne étaient les deux villes choisies et c’est le professeur de sociologie à l’université de Genève, Sandro Cattacin, qui a coordonnée la recherche. Ses éléments les plus saillants ont été réunis dans un ouvrage*. D’après lui, il se dessinerait aujourd’hui un retour à un mode de fonctionnement qui a prévalu au XIXème siècle, quand les centres urbains étaient au centre des défis sociaux. Bien que les enjeux soient en grande partie similaires dans les villes, les réponses locales s’avèrent toutefois très différentes. Ainsi, quatre types de régimes urbains de gouvernance ont été identifiés, comme l’étaient les conditions les plus essentielles à la survie et à la diffusion des innovations. C’est là que le projet débouche sur des conclusions originales et intéressantes que nous résume Maxime Felder, l’assistant de Sandro Cattacin et auteur d’un chapitre de cet ouvrage.
Research Interests:
Download (.pdf)
Article dans "Le Temps" du 16 avril 2014 sur le projet Mixités urbaines.
Research Interests:
Download (.pdf)
In Switzerland, becoming a citizen is cause for celebration.Yet the festivities don’t seem to be drawing young people towards political life.
Research Interests:
Download (.pdf)
In order to assess who others are, and what we can expect from them, we rely on classification (Jenkins 2000). We try to assess to which respect others are similar or different from us, and simultaneously we classify ourselves.... more
In order to assess who others are, and what we can expect from them, we rely on classification (Jenkins 2000). We try to assess to which respect others are similar or different from us, and simultaneously we classify ourselves. Sociologists often considered social relations in diverse urban contexts as relations between groups (ethnic, racial, social, age groups), these groups resulting from processes of classification. This view implies, first, that some of these categories matter more than others for group formations. Second, it implies that people are able to assess who is member of the in-group, and who it member of the out-group. Yet, on the one hand, some contexts seem too diverse and too fragmented to be analyzed as a places of group relations. Moreover, the risk of "groupism" (Brubaker 2002) could lead to take ethnic groups, but also groups such as "middle-class" as granted. On the other hand, intersectionality theorists argued that dimensions like ethnicity, gender or class should be addressed simultaneously (Anthias 2012). Building on this, I argue that city dwellers, in the highly diverse context of Geneva where I have led interviews, have often too little knowledge of their neighbors to be able to classify them in well defined groups. Uncertainty and speculation prevail. Furthermore, the categories or characteristics they use to identify their neighbors are numerous and sometimes unrelated to our sociological categories. I show how urbanites use visible clues-gathered over time through repeated but fleeting encounters with their neighbors-and second hand information, to turn the latter into coherent characters. At the same time, they position themselves narratively with respect to these heterogeneous Others. It makes them reflect on what clues they give about themselves to their neighbors, and how they want to be socially identified. The common concern for keeping a certain distance with immediate neighbors makes these processes typical of diverse urban contexts.
Research Interests:
Download (.pdf)
Uncomprehensive list of journals in the field of sociology, indicating the instructions regarding the lenght of the paper to be submitted (number of pages, words or characters).
Research Interests:
Download (.xlsx)